Yoshimi Futamura

14/01/06 > 18/02/06

  • Yoshimi Futamura
  • yoshimi futamura

Showing at the same time

Lone Skov Madsen (Personal show 2006).

Born in Japan in 1959, Yoshimi Futamura learns ceramics in the tradition of her masters. She comes to France in 1986 and studies at L’Ecole Duperre. She decides then and there that she will be an artist, using clay as a medium. Nature is at the heart of her inspiration. It is the material itself which underlines nature: cracked structures that resemble bark, breathing clay that almost seems alive, where primeval forces seem to be at work. At her first successful show in Puls Gallery in 2006 YF showed her wonderful double walled Vasques.

In 2010 Yoshimi Futamura is showing her latest work; Circles. The shape has changed and even the structure of the clay, but yet she stays very recognizable. Her Circles are crude, dark and light in the same time. These creations are both metaphysical and highly technical. Some of the circles are large, powerful and open, others are fragile and some others are smaller and dense. All are imaginative and dared. YF tries to express the link between earth and the memories of origins. Memory is what you make live again, is reborn, and the eternal come-back of what tends to disappear. In that sense, it is also relevant that the Circles look like old tires. The exercise is difficult and YF achieves to give a great aesthetic presence to the damaged and crude clay, made luminous by the porcelain slip.

Née au Japon en 1959, Yoshimi Futamura apprit la céramique dans la tradition des maîtres. Venue en France en 1986, elle étudia à l’Ecole Duperré à Paris. C’est à ce moment qu’elle décida de devenir artiste, utilisant l’argile comme médium. La nature est au cœur de son inspiration. C’est le matériau lui-même qui souligne la nature : des structures craquées qui ressemblent à des écorces, une argile qui respire et semble presque vivante et où les forces primaires paraissent s’animer.

En 2010, Yoshimi Futamura présente son dernier travail : les Cercles. La forme a changé de même que la structure de la terre, le tout restant très reconnaissable. Ces Cercles sont bruts, sombres et clairs à la fois, et mêlent des qualités techniques et métaphysiques. Autant certains cercles sont ouverts, puissants et larges, autant d’autres semblent fragiles ou encore petits et denses. Yoshimi Futamura fait ici preuve d’imagination et d’audace, en essayant d’exprimer le lien entre la terre et le souvenir des origines. La mémoire est ce que l’on offre à une seconde vie, ce que l’on fait renaitre, ainsi que l’éternel retour de ce qui tend à disparaître. Voici qui explique la ressemblance des Cercles avec de vieux pneus usés.

Yoshimi Futamura réussit ici l’exercice difficile de donner une présence esthétique à une terre brute et abîmée, rendue lumineuse par un engobe de porcelaine.