Marina Le Gall

9/11/19 > 30/11/19

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Cyril Chartier-Poyet (Personal show 2019).

EN

As a graphic artist and painter, Marina Le Gall is equally at ease drawing with a lead pencil, working with watercolours or poster paint. Her colours are often built up to create textures, and treated like a physical material. Maybe this is why she enjoys applying washes and glazes to her ceramic pieces so much.

Sculptural forms receive a picture layer added in free and fluid strokes which bring life and movement to the work, this extra layer emplied to open up pathways and stimulate experiments. Marina Le Gall’s familiarity with the world of nature comes from having grown up in the countryside and still regularly returning there. We can admire her keen observations of puffin groups on islands north of Brittany, of foxes, wolves and rabbits. The animals she portrays are often combined with a love of landscapes and shown against a backdrop of blurry country scenes as though seen from a train window. In many ways, her approach is similar to that of a naturalist painter apart from a distinctive taste for concentric circles. Take for example her installation of twenty-eight rabbits set like onion rings on a shelf or her ring of dodos with their backs turned.

Another difference is her anthropomorphic treatment of animals which, when taken together with the title of a piece, suddenly produces an added twist, underlining contradiction, absurdity, lack of sense, an attack on consumer society, denunciation of mankind’s excessive domination of nature and inexorable annihilation of wilderness and wildlife. In fact, Marina Le Gall’s work is more akin to the telling of fables or political cartooning. However, she has no need for the grotesque in her art. Her hard truths are there to be read between the lines.


FR

Marina Le Gall est dessinatrice et peintre avant tout. Elle travaille indifféremment la mine de plomb, l’aquarelle ou la gouache, mais elle recherche souvent une épaisseur dans la couleur, une texture, une matière-couleur. C’est en cela que l’émail céramique lui plaît. La forme sculpturale se soumet alors à une pictorialité très libre, à un geste délié capable d’imprimer du mouvement à la pièce. L’émail lui offre la variété de possibles recherchée. Originaire de la campagne, Marina Le Gall connaît cette nature à la rencontre de laquelle elle part régulièrement (groupes de macareux sur les îles du nord Bretagne, renards, loups, lapins...). Faune et paysages la captivent également. Elle fait une synthèse des deux. Ses animaux dégoulinent d’un paysage en mouvement, d’un paysage délayé, comme perçu par la fenêtre d’un train.

A bien des égards, sa démarche peut s’assimiler à celle des peintres naturalistes, toutefois, une installation particulière - telle celle des vingt-huit lapins installés en rangs d’oignons sur une étagère ou des dodos disposés en ronde, dos tournés – ainsi que l’humanisation de certains détails morphologiques, dès lors qu’elles se retrouvent reliées à un titre, peuvent venir souligner une contradiction, une absurdité, un non-sens, peuvent dénoncer une société de consommation, peuvent crier un désarroi face à une nature trop maîtrisée par l’homme et désormais dénuée de toute sauvagerie. Les œuvres de Marina Le Gall tiennent de la fable et du dessin à charge. Nul grotesque, mais une vérité crue cachée entre les lignes.


Formation :
2014 : DNSAP, ENSBA Paris.
2012 : DNAP, ENSBA Paris.
Diplôme de concepteur designer graphique, LISAA Rennes, 2008.

Expositions :
2019 : regard sur les prairies aéroportuaires, solo show, Maison de l'environnement, Aéroport d'Orly.
2018 : Duo show (avec Agathe Brahami Ferron), Galerie Antonine Catzeflis, Paris.
Anthropocène, solo show, Galerie d'art de Créteil.
2016-2018 : Nuée d'oiseaux en céramique, Orly Ouest puis Maison de l'environnement, Aéroport d’Orly.
2017: Hannibal, réalisation d'une œuvre pour le Vent des forêts.
2016 : Céramique, group show, Galerie Antonine Catzeflis, Paris.

High definition pictures

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