Claudi Casanovas

16/01/10 > 27/02/10

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Showing at the same time

Guy Van Leemput (Personal show 2010).

Under the title "Champ d'urnes" (Field of urns), I have created this installation out of a group of 24 cinerary urns.

Each urn is a recipient in itself, capable to keep the ashes of a corps. The hollow inner shape can suggest a brain or a skull, or even a seed. The thin layers of soil of different colours that envelopes the inner hole and the different types of clay around it, can make us think of the growing process, the time that passes by - an individual story.

It is a heavy object, horizontal, floor levelled, from where it comes out and where it will go back. It's an object brutally opened, breaking itself in two violently but, at the same time, this process is kind of natural, as a fruit ripening and fulfils its fate.

In a way, the urn is a container that on itself has been through the same transformation due to the firing process as the incinerated corps of the beloved one that will rest inside of it. In another way, it's like a fruit that will open one day and will release its seed-ashes to the cosmos.

As an installation, "Camp d'urnes" can talk about our fate, our certain individual death, but its also an object beyond time, archaeological, as well as collective... all the urns are very similar to each other and their individual story, when together, is a whole that becomes a single field of urns, limitless as well in time as in space.

My purpose has been to find elements that can talk about individual death, about death as a cultural matter, from a non religious but at the same time spiritual and artistic point of view.

The urn as an object is inspired in a gal-roman urn that profoundly impressed me some years ago in the Archaeological Museum of Chateroux, France.
This work is dedicated to Lluis Maria Xirinach, a master for many, who recently passed away and who made me focus on the origins of our culture: the so called "Indo European civilization of the Fields of urns", during the bronze era as well as the predecessors of the Iberian people.

Sous le titre « Champ d’urnes », j’ai créé cette installation composée d’un ensemble de vingt-quatre urnes funéraires.

Chaque urne est un récipient en lui-même, capable de recevoir les cendres d’un corps. La partie intérieure, creuse, peut suggérer un cerveau ou un crâne, voire même une graine.

Les fines couches de terre de différentes couleurs qui enveloppent la cavité interne, ainsi que les différents types d’argiles qui les entourent, peuvent rappeler le processus de la croissance, du temps qui passe, de l’histoire individuelle. Ce sont des objets lourds, horizontaux, au niveau du sol d’où ils viennent et où ils retourneront.

Les objets sont ouverts brutalement, se cassant violement en deux parties, résultant presque d’un processus naturel, comme la cosse d’un fruit qui s’ouvre pour accomplir son destin.

L’urne est d’abord un contenant qui passe par cette même transformation, due à l’action du feu, que le corps incinéré de l’être cher qui y repose. Elle est également comme un fruit qui s’ouvrira un jour pour disperser ses graines-cendres dans le cosmos.

En tant qu’installation, « Champ d’urnes » peut parler de notre destin, de notre mort individuelle, tout en étant un objet hors du temps, archéologique aussi bien que collectif… Toutes les urnes sont très semblables et leurs histoires individuelles, lorsque réunies, forment un tout qui devient le même champ d’urnes, sans limites d’espace ni de temps.

Mon but a ici été de trouver des éléments pouvant exprimer la mort individuelle comme sujet culturel, non d’un point de vue religieux mais spirituel et artistique.

L’urne en tant qu’objet est inspirée d’une urne gallo-romaine qui m’avait profondément impressionné il y a quelques années au Musée Archéologique de Châteauroux, France.
Ce travail est dédié à la mémoire de Lluis Maria Xirinach, un maitre pour beaucoup, récemment décédé et qui m’intéressa aux origines de notre culture : la « civilisation Indo-Européenne des Champs d’urnes » durant l’âge de bronze, ainsi qu’aux prédécesseurs du peuple ibère.