Claire Lindner

11/09/10 > 9/10/10

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Merete Rasmussen (Personal show 2010).

We often define ourselves as isolated bodies, mingling with each other but always remaining solitary. But, we are, nonetheless, part of the world, part of a whole.

In my formal research, I try to create a link between the individual, the organic, and the mineral world. By using different techniques of making and experimentations in porcelain, my work looks for bridges from one organic form to another.

Concretions is a work of suspended and then assembled tubular shapes, welded with liquid porcelain. Extremities are sometimes open, rendering the inside of the form visible, revealing the inner core. The work both elevates and melts, flows and then petrifies.
Mandragottes and Ramipèdes are made by the process of stretching. Matter is pushed from inside, leaving all the marks of the transformation appearing on the surface, giving a strange sensation of movement. 
The body that causes the form to move is hidden by the film of clay that conceals it. 
All the manipulations and interventions that are engendered by the hand remain imperceptible. 
The mass, the only thing visible, appears to move and transform by itself, giving the curious impression of being alive. ?Material that comes to life fascinates me.

These forms are the fixed result of a process and a movement where matter is both growing and/or regressing. In this in-between stage common to these families of works, the idea of a progression is possible and the imagination is given freedom to wander, enabling the forms to morph from the familiar to unrecognisable.

Claire Lindner

Nous nous définissons souvent comme des corps isolés, qui se heurtent les uns aux autres tout en restant fermés. Mais le monde nous traverse, nous faisons partie d'un tout.

Dans ma recherche formelle, je cherche à créer un liant entre l'individu, le monde végétal et minéral. A travers diverses techniques et expérimentations liées à la terre de porcelaine, les pièces naissantes tendent à créer des passerelles entre ces différents mondes organiques.
Les Concrétions sont un assemblage de formes tubulaires, d'abord suspendues puis reliées et collées par le passage de la goutte de porcelaine. Les extrémités parfois ouvertes laissent percevoir l'intériorité de la forme, montrant ce qui les constitue, de quoi elles sont faites.
Ce travail est à la fois en train de s'élever et de retomber, fond et se pétrifie.
Les Mandragottes et Ramipèdes sont un travail sur la terre étirée. La matière est repoussée de l'intérieur de manière à laisser apparentes les traces des transformations inscrites sur la surface.

Le corps qui fait bouger la forme est caché par la pellicule de terre qui l'occulte. Ainsi, toutes les manipulations et les interventions qui sont engendrées par la main restent imperceptibles; seule à être visible, la masse semble se mouvoir et se transformer par elle-même, donnant l'insolite impression d'être vivante.
La matière qui prend vie me fascine.

Ces formes sont le résultat figé d'un processus et d'un mouvement où la matière est à la fois en train de se construire et de régresser.
Dans ce stade d'entre deux, propre à toutes ces familles de pièces, l'idée d'une progression est possible, l'imagination a la liberté de se laisser aller, permettant ainsi de passer du semblable au dissemblable.

Claire Lindner