Anne Mercedes

6/09/08 > 4/10/08

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Henk Wolvers (Personal show 2008).

Born in Paris in 1965, Anne Mercedes studied and taught philosophy for fifteen years both in France and in the U.K. She is intensely interested in the ambivalence of the ways that human beings relate to their planet and to the infinity of the universe. In order to give her reflections visual expression, she undertook studies in ceramics at the University of Westminster in 2004, in the programme under the name of Harrow, well-known to ceramists, where she received her Bachelor of Arts in 2007.

However, already in 2005 she was noticed by a London gallery and has since then exposed across Europe her strange landscapes, tectonic fragments of a universe in full upheaval. “I make sculptures that suggest what it would feel like to land on unknown planets or to witness the kinetic beauty of the Earth's destruction”, the artist writes. It is indeed often about the Earth, for caught in the ceramic magma, artefacts appear (in particular pieces of crockery) that make evident not only a distant human presence but also the artist's intervention.

Anne Mercedes uses a large palette of clays and minerals that she places in a ceramic container or even on the firing sheet, which then become an integral part of the work. For it is to the firing and to the specific physical-chemical properties of the components that Anne Mercedes assigns the principal role: that of disrupting, even destroying, what she has carefully constructed. She explains, “In building the piece and creating a specific order, I try to orchestrate the upheaval that firing can bring. The firing creates movements through the melting of components judiciously arranged.” In this way, container, support and components are fused and become one.

Long and complex work ensues: bringing the composition out of its support or its container when they are no longer relevant, removing or grinding certain parts for a work to emerge that “echoes the necessity and chance that participate in evolution”.

The pieces Anne Mercedes creates in this way allow one to see a contracted moment, where past, present and future come together and plunge into petrified chaos.

Née à Paris en 1965, Anne Mercedes a suivi des études de philosophie et enseigné cette discipline pendant quinze ans en France et au Royaume-Uni. Ce qui la passionne, c'est l'ambivalence des relations que les êtres humains entretiennent avec leur planète et l'infinité de l'univers. Et pour donner à sa réflexion une expression visuelle, elle a entrepris en 2004 des études de céramique à l'Université de Westminster, formation plus connue des céramistes sous le nom de Harrow, où elle a passé son "Bachelor of Arts" en 2007.

Cependant, en 2005 déjà, elle est remarquée par une galerie londonienne et ne cesse depuis d'exposer à travers l'Europe ses paysages étranges, fragments tectoniques d'un univers en pleine ébullition. À travers mes sculptures , dit l'artiste, j'évoque ce que nous pourrions éprouver si nous parcourions les paysages de planètes encore intouchées, ou si nous étions témoins de la beauté cinétique de la destruction de la Terre. Il est en effet souvent question de la Terre car, pris dans le magma céramique, des artefacts (notamment des éléments de vaisselle) apparaissent qui disent non seulement une lointaine présence humaine mais encore l'intervention de l'artiste.

Anne Mercedes, en effet, utilise une large palette d'argiles et de minéraux qu'elle dispose dans un contenant en céramique ou à même la plaque d'enfournement, lesquels feront partie intégrante de l'œuvre. Car c'est à la cuisson et aux propriétés physico-chimiques des composants qu'Anne Mercedes assigne le rôle principal : celui de déranger, voire de détruire ce qu'elle a soigneusement mis en place. Lorsque je compose mes pièces, explique-t-elle , j'essaie d'orchestrer le bouleversement que la cuisson est susceptible de provoquer, d'insérer certains composants qui, en fondant, mettent l'ensemble en mouvement. Ainsi contenants, support et composants, en s'agrégeant, ne font plus qu'un.

Un travail long et complexe s'ensuit : celui de faire émerger la composition de son support ou de son contenant devenu gangue ; de retirer ou de poncer certains éléments de manière à révéler une œuvre qui fasse écho au hasard et à la nécessité qui participent à l'évolution . Les pièces d'Anne Mercedez ainsi achevées offrent au regard un temps contracté, où passé, présent et futur se confondent et précipitent en un chaos pétrifié.